Migration du blog
Vous aurez sans doute remarqué quelques changements sur le blog récemment. Ils ne sont pas que graphiques (nouveau thème plus lisible) car ils ne sont en fait que l’aspect visible de la migration du “moteur” de blog Dotclear au profit du dernier WordPress.
Ce choix n’est sans doute pas original, mais beaucoup de personnes le comprendront, les raisons étant nombreuses. Pas la peine de polémiquer.
La dernière étape consistait à assurer la validité des (maintenant) anciennes adresses des articles, afin de toujours tomber sur le bon article mis à jour. De même l’ancien fil RSS est redirigé vers le nouveau (n’hésitez pas à vous y abonner). Autrement dit les anciennes adresses référencées (ou les flux) seront automatiquement redirigés, de façon permanente, vers le nouveau blog, vers les bons articles, vers les bons flux. Génial non?
Pour l’occasion certains articles ont été relus, parfois corrigés, mis à jour et agrémentés d’image.
Bonne visite !
C’est pas neuf mais c’est libre
Ça fait déjà un petit temps que je voulais vous parler de deux films intéressants. Bad Copy Good Copy et The Codebreakers.
Le temps passe vite et le sujet a déjà été traité ailleurs, mais certains éléments me poussent à tout de même parler de ces films.
- Tout d’abord ils sont libres. Vous pouvez les télécharger et les diffuser autour de vous (au passage, vous pouvez aussi acheter la version DVD ou faire un don aux créateurs);
- Ils apportent tous deux des éléments de réflexion tout en ayant des aspects informatifs et didactiques;
- Ils sont peut-être connus pour un public spécialisé, mais restent inconnus pour le grand public, on peut donc encore largement en parler;
- Enfin, les questions sur le copyright et la propriété intellectuelle feront encore beaucoup parler d’elles dans un futur proche. Il ne peut pas être inintéressant d’écouter ce que ces gens ont à nous dire…
Oui mais de quoi s’agit-il? Et ça parle de quoi?
Good Copy Bad copy
Est un documentaire « sur l’état actuel du copyright dans le monde » et de la culture dans le contexte de l’internet.
Musiciens, DJ, juristes nous montrent quelles sont les choses qui changent dans leur quotidien (et le nôtre). Par exemple, la musique a toujours puisé dans sa propre histoire pour innover et créer du neuf. Aujourd’hui avec l’apport du numérique, plus que jamais. Quelles sont les implications? Les difficultés? Comment rester juste? Faut-il sanctionner et garder/renforcer le modèle de propriété intellectuelle existant (qui semble pourtant avoir du mal à contenir les évolutions de notre époque), ou faut-il chercher de véritable alternative à plus long terme? Toute ces questions restent sans réponses mais elles ont le mérite d’être posée et d’alimenter la réflexion sur le sujet. A vous de vous faire une idée!
Site officiel et téléchargement
Distribution en VF (streaming et téléchargement) / Ralamax Prod.
Durée: 59 min
Licence : Creative Commons BY-NC 2.0
Pays: Dannemark
Année: 2007
The CodeBreakers
Est un documentaire produit et diffusé par la BBC qui enquête sur les logiciels libres et leur apport dans les pays en développement (et ailleurs aussi).
Ce film n’est pas parfait, simplifie parfois certaines choses mais s’évertue à rendre compréhensible ce qui peut l’être moins pour les personnes moins familières en terme d’informatique, de logiciel libre et de marché. En ce sens, il reste clair et accessible à tous.
Site officiel et téléchargement
Sous-titres version française par les membres de Toulibre
Distribution en VF (streaming et téléchargement) / Ralamax Prod.
Durée: 40 min
Licence (libre): Creative Commons - BY 2.5
Pays: Grande-Bretagne
Année: 2006
Donneur de propriété intellectuelle
« In event of death, please donate all intellectual property to the public domain ». Voilà ce que l’on pourrait lire au dos de la pièce d’identité de celui qui a apposé le sticker faisant part de son souhait d’être, à sa mort, un “donneur de propriété intellectuelle”.

Entre humour et militantisme, cette idée de Evan Roth de Ni9e Factory, soulève toutefois une question bien réelle (qu’il explicite également sur sa page, en anglais). A savoir qu’à votre votre mort, toute votre création intellectuelle reste protégée pour 70 ans. Cela veut dire qu’à moins que vos ayants droit ne souhaitent encore tenter de se sucrer sur le dos de votre créativité de votre vivant (comme cela arrive pour les personnes un minimum connues), vos créations risquent bien de vous suivre dans votre cercueil… et risquent même tomber plus vite dans l’oubli que vous.
(Saviez-vous que votre arrière grand-père écrivait, lors de ses temps libres, de très jolis poèmes qui pourtant ne furent entendu que par sa tendre épouse? S’il avait été un “donne de propriété intellectuel”, à sa mort, son carnet de poésie aurait pu être “libéré” et faire rêver bien d’autres personnes encore…)
Le OFF c’est (déjà) fini !
On en aura que trop peu et que trop tard parlé, mais du 5 au 9 mars 2008 se tenait le premier «OFF» du livre de Bruxelles. Entendez par là, la première foire du livre OFF. En effet, au même moment, non loin de là, se déroulait la très “In” Foire du livre, salon annuel bien connu où les grandes maisons d’éditions viennent exposer leurs nouveautés et vendre leurs marchandises…
« Le OFF, lui, tient à proposer une autre conception de l’édition et de la création, “en dehors”, “en off” des marchés classiques et de ses “impératifs” : ni contre, ni tout contre, ni en travers : en dehors… » peut-on lire sur la page d’accueil du site.
Plutôt que de vous faire un compte-rendu de l’événement, je vous propose quelques vidéos à l’image du OFF - des performances - , qui ont marqué la semaine. Que cela vous donne dès à présent l’envie de venir et de participer à la prochaine édition 2009!
« Le monde selon Monsanto » à la poubelle ?
Avez-vous vu le reportage « Le Monde selon Monsanto » de Marie-Monique Robin sur ARTE ce 11 février?
Avez-vous lu la critique du documentaire du site de l’AFIS («l’Association française pour l’information scientifique»)?
Elle m’a tout simplement révolté. J’approuve en général les gens qui tentent de nous éclairer sur les médias et qui nous proposent une analyse critique de l’information, mais dans ce cas, à la lecture de ce texte, j’ai tout simplement retrouvé ce que l’on peut reprocher aux lobbys de l’agro-alimentaire comme Monsanto. Autrement dit une critique, basée sur des arguments scientifiques (scientistes), visant à décrédibiliser le message d’information et de sensibilisation de Marie-Monique Robin, tout en faisant fi des nombreuses questions soulevées (qui de loin sont bien plus importantes que de savoir si c’est bon ou pas de manger des OGM).
Alors voilà, après avoir envoyé un courriel aux auteurs (car sur ce site d’information “scientifique”, on ne peut malheureusement ni commenter les articles, ni réagir sur un forum adhoc), je vous livre ce que je pense de cet argumentaire de l’AFIS…
Le débat est ouvert !
Le casse-tête de l’ivre «Hackulturation»
ABSTRACT Hackulturation, hackculture, c’est à la fois la crise iconoclaste et symbolique de la culture, dont le paradigme ne serait pas la rhétorique de la métaphore mais l’alignement étendu des coexistences paradoxales. À tous les niveaux de l’expérience, de la connaissance de la technique autant que de son ignorance, c’est l’événement patalogique de l’expression décodée sans limite dans l’univers codé de l’expertise. C’est d’autre part la décomposition du miroir commun, une culture de fait, émergente et rampante ; au fil du temps la hackculture se révèle en phénomène plastique étendu, entre matière et méta concepts, entre réseaux de signes constitués par des messages, langue trans-genre des disciplines et des médias. La hack culture est pragmatique, spontanée, collective, interactive, et admet sans ambages la prédiction de la fiction interférant dans l’actualité documentaire.
C’est peut-être l’événement de la réalisation poétique du monde ; c’est peut-être, au contraire, le dépassement de la vérité symbolique attachée au texte et à l’image. Mais qui pourrait en statuer depuis le monde qui se défait ? Sinon dans une récurrence représentée de ce qui disparaît, et donc le dire ne serait qu’une reproduction de la rhétorique de la métaphore. Au contraire, à l’instar des langages de l’art conceptualisés par Nelson Goodman, la hackculture nous ferait entrer dans un monde vrai, celui du concept — abstraction arbitraire de la réalité, comme réalité générale, la hackculture la nouvelle façon de désigner le monde réel - l’ubiquité en toute mémoire et amnésie au-delà du sens ? Sur les changements du monde, A l’occasion d’une conférence au début des années 2000, à Paris, Edouard Glissant optimisait la perte des traditions en citant la nouvelle langue populaire anglo-hispanique qui s’invente et se généralise dans le sud des Etats-Unis, comme autrefois naquirent les anciennes langues créoles caraïbes. Est-ce cela encore sur le web et ce qui en résultera dans la vie ?
Par Aliette G.Certhoux de CriticalSecret, publié à l’occasion de Foire du livre OFF de Bruxelles, le 8 mars 2008. Version 1.0 (version originale).
Licence CreativeCommons BY-SA/2.0/fr
« Propriété intellectuelle » est un euphémisme malencontreux
Hors de contrôle
Mais la connaissance est différente de la propriété par bien d’autres aspects, au moins aussi importants. En premier lieu, elle n’est pas spontanément « exclusive ». Si vous entrez chez moi, je peux vous en faire sortir (vous exclure de ma maison). Si vous volez ma voiture, je peux la reprendre (vous exclure de ma voiture). Mais une fois que vous avez entendu ma chanson, une fois que vous avez lu mon livre, une fois que vous avez vu mon film, il n’est plus sous mon contrôle. A part avec des électrochocs à forte dose, je ne peux pas faire en sorte que nous oubliiez les phrases que vous venez de lire.
C’est cette différence qui rend le terme « propriété » si troublant dans l’expression « propriété intellectuelle ». Si tous ceux qui entrent dans ma voiture en emportaient une pièce, cela me rendrait fou. Je passerais mon temps à m’inquiéter de tout ceux qui franchissent mon seuil, je leur ferais signer toute une collection d’engagements quand ils veulent utiliser mes toilettes et ainsi de suite. C’est d’ailleurs ce qu’expérimentent tout ceux qui ont acheté un DVD et doivent subir un petit film insultant leur rabâchant « qu’ils ne voleraient pas une voiture ». C’est exactement le genre de comportement qui découle de l’usage de la propriété alors qu’il s’agit de connaissance.
Mais pourtant, il y a plein de choses valables autour de nous qui ne sont pas de l’ordre de la « propriété ». Par exemple, ma fille, qui est née le 3 février 2008. Elle n’est pas ma « propriété ». Mais elle m’importe sacrément. Si vous me l’enlevez, le crime ne sera pas un « vol ». Si vous la blessez, ce ne sera pas « violation aux biens mobiliers ». Nous avons tout un vocabulaire et un ensemble de concepts légaux pour régir les valeurs mises en jeu dès que nous parlons d’êtres humains.
Plus encore, même si elle n’est pas ma « propriété », j’ai néanmoins toute une série d’intérêts reconnus sur ma fille. Elle est « mienne » dans un sens très profond, mais elle est aussi sous la responsabilité de bien d’autres entités - les gouvernements du Royaume Uni et du Canada, la Sécurité sociale, le service de protection de l’enfance, et même toute sa famille qui peuvent tous prétendre intervenir sur les biens, la situation et l’avenir de ma fille.
Cet article est une traduction de « Intellectual property » is a silly euphemism, un éditorial de Cory Doctorow publié le 21 février 2008 dans The Guardian.
Le texte a été traduit depuis l’anglais (États-Unis) par Hervé Le Crosnier pour C & F éditions.
Le texte original et sa traduction sont diffusés sous licence Creative Commons BY-NC-SA.
Conte du crépuscule
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- Par Flore Pipari, Béatrice Bonneau et Bastien Fauré, étudiants à Lisaa - 2006.
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Arzak by Moebius
Connaissez-vous « Arzak »? C’est le nom d’un monde, d’une planète, d’un système, mais aussi d’un homme, un guerrier… et puis d’une série, « Arzak Rhapsody », écrite, dessinée et réalisée par Moebius (alias Jean Giraud).
L’origine de ces films d’animations remonte à la série BD « Arzach » qu’il a publié en 1975-76 dans le magazine Métal Hurlant.
Ça vous dit quelque chose maintenant? Mais peut-importe, il n’est pas trop tard pour découvrir son univers futuro-fantastique!
Trêve de bavardage, voici quelques extraits. Bonne évasion!
En vrac: animations et clips
Pour le premier billet de 2008, voilà quelques vidéos plus ou moins connues…
En vrac, de styles et genres variés, vous trouverez des clips musicaux, des vidéos originales, voire expérimentales…
Il pourrait y en avoir beaucoup comme ça, cette liste est non exhaustive et sans prétention.
Enfin, c’est à vous de voir si ça vous plaît!
Alexis.

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